Sous forme d’espace photographique installé dans la rue, quatre preneurs d’image proposent de tirer le portrait du passant au sténopé (boîte avec un trou) puis de le révéler sur place, sous des yeux ébahis par tant de magie (rien que ça).
Ni plus ni moins un spectateur pris par le temps
et en photo suit sa propre image pendant une
demi-heure. Et ceci jusqu’à n’être (naître ?!) que
lui-même, imprimé en noir et blanc.
L’espace scènique :

C’est une histoire qui prend son temps et qui en parle.
La pose est
longue,
une minute d’immobilité, une pose concentrée, un moment particulier à durer
elle est unique
elle doit donc revêtir
une émotion particulière,
une concentration joyeuse
installation-tortue
En rapport à la ritualisation de la pose, on pourrait se référer aux photographes de Bamako, au Mali ( Félix Diallo, Abderramane Sakali, Seydou Keita, Malick Sidibé…), dont les poses concentrées révèlent une grande importance du moment, un partage teinté de narcissisme.
Les cabines-yéti
Conçues en poil de yéti véritable, les peaux des cabines permettent un camouflage idéal du photographe en milieu urbain.
Petits laboratoires de rue entièrement démontables, les deux cabines communiquent pour faire passer le cliché insolé en cabine. Avoir séparé les bains de chimie et l’agrandisseur permet de travailler à plusieurs tirages en même temps, pratique pour les quatre photographes...
